On s'est connus à l'école en colonie ou au sport on s'est jaugés, on s'est parlés, ces p'tits débuts qui valent de l'or. La vie a fait qu'on s'est revus, l'envie a fait qu'on est restés. Ensemble autant qu'on a pu, sentant qu' ça allait nous booster. On a su, dès nos débuts, qu'il y avait quelque chose de spécial. Mes lascars m'ont convaincu que leur présence m'était cruciale. Alors, on se souffle dans l' dos pour se porter les uns les autres. On s'est compris sans même s'entendre, chaque fois qu'on a commis des fautes. Et puis,c'est en équipe qu'on a traversé les hivers. Et les étés ensoleillés, les barres de rire et les galères. Ils m' sont devenus indispensables, comme chaque histoire a ses héros. Ils sont devenus mes frangins, mes copains, mes frérots. On forme un bloc où l'intégrité s' pratique pas à moitié. Et je reste entier aussi parce qu'ils m'ont jamais diminué. J'aurai jamais assez de salive pour raconter tous nos souvenirs. Ils ont squatté dans mon passé et s'ront acteurs de mon avenir. On a tellement d'histoires ensemble qu' j'ai l'impression d'avoir cent ans. Nous on s' kiffe et ça s'entend, on fait du bruit, et pour longtemps. Avec eux j'ai moins de failles, avec eux je me sens de taille. Avec eux rien que ça taille, ça tient chaud quand y caille .Avec eux, on a écrit quelques belles pages de notre histoire. Et je vous assure que c'est pas fini suffit de nous voir pour le croire. À vouloir faire des trucs ensemble, en fait, ce qu'on a le mieux réussi. C'est de fabriquer une amitié, potes à perpète et sans sursis. Avec eux, on cherche tout le temps, on est toujours aux quatre cents coups. Mais les meilleurs moments c'est quand même quand on fait rien du tout. Capables de rester quatre jours à la terrasse d'un café. On s'nourrit de ces instants parfaits, pour nous, glander c'est taffer. Je crois que c'est avec eux que j'ai passé le plus de soirées .Certaines bien réussies, mais la plupart un peu foirées. Pas la bonne tête, pas les bonnes sapes ou pas assez accompagnés. Mais rentrer en boîte, pour nous, c'est clair qu' c'était jamais gagné. Leur présence m'est essentielle elle aide à s' tenir debout. Nos rêves se conjuguent au pluriel, quand je parle de moi, moi, je dis nous. L'amitié, c'est une autoroute avec de belles destinations. Elles sont toutes bien indiquées et ça devient vite une addiction .Ça r'ssemble un peu à l'amour mais en moins dur, je vais m'expliquer. C'est plus serein, moins pulsionnel donc forcément moins compliqué. Paraît que l'entourage, ça change vachement quand t'as la cote. C'est pour ça que c'est rassurant d'évoluer avec ses potes. Notre dur labeur paye, on voit les portes qui s'entrouvrent. Dorénavant, les phases, on les cherche plus, on les trouve. ♥